Dernière mise à jour :
15/6/2026
Prêt pour la facture électronique en 2027 ?

Pauline Sauter
Responsable communication

La facturation électronique n'est plus un sujet réservé aux grandes entreprises ou aux directions informatiques. Depuis le report de la réforme en 2023, beaucoup de dirigeants de PME et d'artisans ont relâché leur vigilance. C'est une erreur. L'obligation de facturation électronique entre en vigueur de façon progressive à partir de 2026, avec une échéance finale au 1er septembre 2027 pour l'ensemble des entreprises françaises assujetties à la TVA.
Formats acceptés, plateformes agréées, mentions obligatoires, calendrier de déploiement : voici tout ce que vous devez savoir pour ne pas être pris de court — et comment Cerfrance Dordogne peut vous accompagner dans cette transition avec la solution CEDO de Cerfrance Dordogne.
La réforme suit un calendrier en deux temps, décalé par rapport aux annonces initiales. Il est important de distinguer deux obligations distinctes : l'émission de factures électroniques et la réception.
Ce que cela signifie concrètement : dès septembre 2026, même si votre entreprise n'a pas encore l'obligation d'émettre des factures électroniques, elle devra être capable d'en recevoir et de les traiter. Attendre 2027 pour s'équiper est donc une stratégie risquée.
À retenir : La réception obligatoire de factures électroniques s'impose à toutes les entreprises dès 2026. Si vous n'êtes pas équipé, vous serez en infraction — même si vous êtes une TPE ou un artisan.
La réforme concerne toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, dans leurs transactions B2B (entre professionnels). Les transactions B2C (avec des particuliers) et les opérations internationales font l'objet de règles spécifiques distinctes.
Sont donc concernés :
Sont exclus du champ d'application de la réforme :
Si votre activité se situe à la frontière — par exemple un artisan qui bascule en TVA en cours d'année — il est impératif d'analyser votre situation précisément pour ne pas manquer l'échéance qui vous concerne.

Comprendre la mécanique de la réforme permet d'anticiper sereinement. Le système repose sur un triangle d'acteurs : l'émetteur de la facture, le destinataire, et une plateforme intermédiaire qui joue le rôle de tiers de confiance.
Il existe deux types de plateformes dans le nouveau dispositif :
Pour une PME ou un artisan, utiliser un PPF seul peut suffire dans un premier temps. Mais dès que les volumes de factures augmentent ou que l'intégration avec un logiciel comptable est souhaitée, une PDP privée connectée à votre cabinet d'expertise comptable devient nettement plus efficace.
La réforme impose des formats structurés que les systèmes peuvent lire automatiquement — contrairement à un simple PDF envoyé par email, qui ne sera plus considéré comme une facture électronique au sens légal du terme après 2027.
Trois formats sont officiellement acceptés :
Pour aller plus loin sur ce sujet technique, notre article sur les formats de facture électronique acceptés détaille les différences entre ces trois formats et les cas d'usage recommandés pour chacun.
La dématérialisation ne dispense pas de respecter les mentions légales obligatoires sur chaque facture. Certaines mentions s'ajoutent même par rapport à la facture papier classique :
S'assurer que votre logiciel de facturation génère automatiquement toutes ces mentions est un prérequis à la mise en conformité. Un oubli récurrent constitue une non-conformité qui peut déclencher des pénalités.
Pour comprendre comment créer des factures qui respectent l'ensemble de ces obligations, notre guide complet pour créer une facture électronique conforme vous accompagne étape par étape.
La facturation électronique ne change pas les durées légales de conservation — mais elle en modifie les modalités. Une facture électronique doit être conservée dans son format d'origine, avec les métadonnées associées, pendant une durée minimale de 10 ans pour les documents comptables.
L'archivage électronique à valeur probante impose plusieurs conditions :
Un simple stockage de fichiers PDF dans un dossier informatique ne répond pas à ces exigences légales. Il faut un système d'archivage électronique certifié — soit intégré à votre PDP, soit via une solution dédiée.

C'est la question la plus fréquente — et la plus stratégique. Entre le PPF gratuit et la dizaine de PDP privées certifiées, comment choisir la solution adaptée à votre activité ?
Voici les critères à évaluer :
1. Le volume de factures traité
En dessous de quelques dizaines de factures par mois, le PPF peut suffire. Au-delà, une PDP avec automatisation des flux devient rapidement plus économique en temps de traitement.
2. L'intégration avec votre logiciel comptable
Si votre cabinet d'expertise comptable utilise un logiciel spécifique, choisir une PDP compatible avec cet outil vous fait gagner énormément en efficacité — rapprochement automatique, transmission directe des données, réduction des ressaisies.
3. La gestion des flux entrants ET sortants
Recevoir des factures de vos fournisseurs en format Factur-X ou UBL et les intégrer automatiquement dans votre comptabilité, c'est l'un des gains les plus concrets de la réforme pour les PME bien équipées.
4. L'accompagnement et le support
Une réforme de cette ampleur s'accompagne inévitablement de questions techniques. Choisir une plateforme portée ou recommandée par votre expert-comptable garantit un interlocuteur unique en cas de problème.
Pour les entreprises accompagnées par Cerfrance Dordogne, la solution CEDO de Cerfrance Dordogne répond précisément à ces critères. Développée au sein du réseau Cerfrance, CEDO est une plateforme de dématérialisation des factures conçue pour s'intégrer directement aux outils comptables de votre cabinet.
Concrètement, CEDO vous permet de :
L'avantage d'une solution portée par votre réseau d'expertise comptable : vous n'avez pas à gérer deux interlocuteurs séparés. Votre conseiller Cerfrance connaît votre dossier, votre régime de TVA, votre saisonnalité — et peut paramétrer CEDO en cohérence avec votre situation comptable réelle.
Au-delà de la conformité légale, la transition vers la facturation électronique représente une opportunité de gagner en efficacité opérationnelle. Les entreprises qui s'y préparent sérieusement en retirent des bénéfices concrets :
La réforme touche également les logiciels de caisse utilisés par les commerçants et artisans. Notre article sur la certification des logiciels de caisse avant 2027 fait le point sur les obligations parallèles qui courent sur la même période.
Plusieurs pièges reviennent régulièrement dans les entreprises qui abordent la réforme sans accompagnement.
Confondre PDF par email et facture électronique
Un PDF envoyé par email n'est pas une facture électronique au sens de la réforme. Dès 2027, ce format ne sera plus accepté pour les transactions B2B entre assujettis. Beaucoup d'entreprises pensent être prêtes parce qu'elles envoient déjà des factures par email — elles ne le sont pas.
Attendre le dernier moment pour s'équiper
Le basculement vers une PDP demande du temps : évaluation des solutions, configuration, formation des équipes, tests d'intégration avec le logiciel comptable. Commencer six mois avant l'échéance, c'est déjà tard. Commencer maintenant, c'est raisonnable.
Ignorer l'obligation de réception dès 2026
L'échéance d'émission à 2027 pour les PME ne doit pas masquer l'obligation de réception dès 2026. Si un grand donneur d'ordre vous envoie une facture en format UBL en septembre 2026 et que vous n'avez pas de système pour la lire, vous êtes en infraction.
Ne pas former les équipes
La mise en place d'une PDP ne dispense pas d'une montée en compétences des personnes qui traitent la facturation au quotidien. Notre article sur la formation des équipes à la facturation électronique revient sur les bonnes pratiques à instaurer en interne.
La réforme de la facturation électronique en 2026–2027 est l'une des transformations réglementaires les plus structurantes des dernières années pour les entreprises françaises. Elle touche la comptabilité, la trésorerie, les outils informatiques et l'organisation interne.
Voici les questions à vous poser dès maintenant :
Pour répondre à ces questions avec un conseiller qui connaît votre dossier, notre guide complet sur la facturation électronique et la solution CEDO de Cerfrance Dordogne sont vos deux premiers points de contact.
