Dernière mise à jour :
31/8/2026
Votre projet de transmission, analysé par des experts

Pauline Sauter
Responsable communication

Céder son entreprise, c'est souvent le projet d'une vie. Des années de travail, des sacrifices, des décisions difficiles — et au bout du chemin, une question qui s'impose : comment transmettre sans tout perdre dans la fiscalité, sans brader ce qu'on a construit, sans laisser le repreneur dans l'incertitude ?
En Dordogne, les transmissions d'entreprise concernent chaque année des centaines de dirigeants dans les secteurs de l'artisanat, du commerce, de l'agriculture et des professions libérales. Pourtant, beaucoup sous-estiment le temps nécessaire pour préparer une cession d'entreprise réussie. Selon les chiffres de la CCI Nouvelle-Aquitaine, un projet de transmission prend en moyenne 18 à 24 mois entre les premières réflexions et la signature définitive. La précipitation est l'ennemi numéro un.
Cet article aborde la transmission dans sa dimension la plus stratégique : valorisation patrimoniale, optimisation fiscale, pacte Dutreil, accompagnement juridique. Si vous cherchez un guide sur les étapes opérationnelles d'une vente de fonds de commerce, l'article dédié sur la cession de commerce couvre ce terrain. Ici, on va plus loin.
La plupart des cédants raisonnent en termes de prix de vente. C'est légitime. Mais le vrai sujet, c'est ce qu'il restera dans votre poche après impôts, après prélèvements sociaux, après remboursement des comptes courants d'associés.
Un chef d'entreprise qui cède ses parts sociales pour 500 000 € peut se retrouver avec 280 000 € nets, ou avec 420 000 €, selon la façon dont la cession a été structurée en amont. L'écart est considérable — et il tient souvent à des choix faits (ou non faits) deux à trois ans avant la vente.
C'est précisément pour cette raison que l'accompagnement cession proposé par un cabinet comme Cerfrance Dordogne ne démarre pas au moment où vous avez trouvé un repreneur. Il démarre quand vous commencez à y penser sérieusement.
Avant toute chose, il faut savoir ce que vaut votre entreprise. Pas ce que vous espérez en tirer, pas ce que votre voisin a obtenu — ce que le marché est prêt à payer, et pourquoi.
L'évaluation d'entreprise repose généralement sur plusieurs approches combinées :
Pour une entreprise artisanale en Périgord, on raisonne souvent avec un multiple d'EBE compris entre 3 et 5, ajusté selon la dépendance au dirigeant, la récurrence des clients et la qualité des actifs. Une exploitation agricole ou viticole fera appel à des barèmes spécifiques, notamment pour les droits de plantation.
Plusieurs éléments influencent la valorisation au-delà des chiffres bruts :
C'est ici qu'un accompagnement par un expert-comptable spécialisé fait toute la différence. Les équipes de Cerfrance Dordogne réalisent des diagnostics pré-cession permettant d'identifier les leviers de revalorisation avant même d'ouvrir les discussions.
C'est le nerf de la guerre. Et souvent, c'est là que les décisions prises trop tardivement coûtent le plus cher.
La fiscalité applicable à une cession d'entreprise en Périgueux ou ailleurs en Dordogne dépend en premier lieu du régime juridique de l'entreprise :
Pour une cession de fonds de commerce (EI, EURL à l'IR) :
La plus-value est imposée soit au régime des plus-values professionnelles, soit en tant que revenu ordinaire selon les cas. Des abattements existent en fonction de la durée d'exploitation.
Pour une cession de parts sociales (SARL, SAS) :
La plus-value relève en principe du régime des plus-values mobilières des particuliers : Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) à 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Possible option pour le barème progressif si plus favorable.
Pour une cession en holding :
Si les parts sont détenues via une holding, des mécanismes de report ou de sursis d'imposition peuvent permettre de réinvestir le produit de cession avant imposition.
Plusieurs dispositifs permettent de réduire significativement la facture fiscale :
Article 150-0 B ter (apport-cession) : en apportant ses titres à une holding avant cession, puis en réinvestissant 60 % du produit dans des actifs éligibles, le cédant peut reporter l'imposition sur la plus-value.
Article 151 septies : pour les entreprises individuelles, exonération totale de la plus-value professionnelle si le chiffre d'affaires moyen est inférieur à 250 000 € (activités de vente) ou 90 000 € (services) sur les deux dernières années, et si l'activité est exercée depuis plus de cinq ans.
Article 238 quindecies : exonération totale ou partielle selon la valeur des actifs cédés (exonération totale sous 500 000 €, partielle entre 500 000 € et 1 000 000 €).
Ces seuils et conditions évoluent régulièrement. Se faire accompagner par un conseiller fiscal avant de signer quoi que ce soit n'est pas un luxe — c'est une nécessité.
Le pacte Dutreil est l'un des dispositifs les plus efficaces du droit fiscal français pour transmettre une entreprise dans un cadre familial. Pourtant, il reste sous-utilisé par méconnaissance.
Le principe : en prenant des engagements formels de conservation des titres (2 ans d'engagement collectif + 4 ans d'engagement individuel), les héritiers ou donataires bénéficient d'un abattement de 75 % sur la valeur des titres pour le calcul des droits de donation ou de succession.
Sur une entreprise valorisée à 1 000 000 €, les droits de succession sont donc calculés non sur 1 000 000 €, mais sur 250 000 €. L'économie peut atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros.
Point d'attention : le pacte Dutreil doit être activé avant la transmission, pas au moment de la signer. C'est une erreur fréquente. Si vous envisagez une transmission familiale dans les 5 prochaines années, il faut y réfléchir maintenant.
Il est possible de combiner le pacte Dutreil avec une donation en démembrement (nue-propriété aux enfants, usufruit conservé par le parent). Cette structuration permet au cédant de continuer à percevoir les dividendes tout en transmettant le capital à moindre coût fiscal. Une stratégie particulièrement adaptée aux entreprises familiales du Périgord Noir ou du Bergeracois.
Quand la transmission se fait à un repreneur externe (salarié, entrepreneur tiers, groupe industriel), d'autres mécanismes entrent en jeu.
Un accompagnement cession à Bergerac ou ailleurs en Dordogne suit généralement ce calendrier :
La phase de diagnostic pré-cession est souvent négligée. C'est pourtant là que se jouent les marges de manœuvre fiscales et patrimoniales.
Lors d'une cession de parts sociales, le repreneur exigera quasi-systématiquement une garantie actif-passif. Ce document engage le cédant à compenser tout passif non déclaré qui serait découvert après la vente (redressement fiscal, litiges prud'homaux, dettes cachées).
La GAP dure en général 3 ans, parfois 5 pour les aspects fiscaux. Elle peut représenter un risque significatif si les comptes n'ont pas été rigoureusement tenus. C'est l'une des raisons pour lesquelles une comptabilité irréprochable plusieurs années avant la cession protège autant le cédant que le repreneur.
Dans certaines transmissions, une partie du prix est indexée sur les performances futures de l'entreprise — c'est la clause d'earn-out. Elle sécurise le repreneur mais expose le cédant à une incertitude sur son prix de vente définitif. Sa négociation requiert une expertise juridique et comptable solide.
Une transmission d'entreprise en Dordogne mobilise plusieurs expertises simultanément : comptabilité, fiscalité, droit des sociétés, droit social, parfois droit agricole ou droit de la vigne. Aucun professionnel seul ne couvre l'intégralité du spectre.
La force de Cerfrance Dordogne réside dans sa capacité à coordonner ces expertises en interne ou en partenariat, avec une connaissance fine du tissu économique local — des exploitations agricoles de la Vallée de la Vézère aux commerces de Périgueux, en passant par les artisans du Sarladais.
Les services concernés incluent notamment :
Des agences sont présentes à Périgueux, Bergerac, Sarlat et dans plusieurs villes de Dordogne pour assurer un suivi de proximité.
Si vous êtes dirigeant et que vous commencez à envisager une transmission dans les 3 à 5 prochaines années, voici les premières questions à vous poser :
1. Quel est l'objectif de la transmission ?
Transmettre à vos enfants (Dutreil ?), à un salarié (clause de réserve ?), vendre au meilleur prix à un repreneur externe ? L'objectif détermine toute la stratégie.
2. Quelle est la valeur actuelle de l'entreprise — et pouvez-vous l'augmenter ?
Un diagnostic de valorisation réalisé 2 à 3 ans avant la cession laisse le temps d'agir sur les leviers : réduction de la dépendance au dirigeant, sécurisation des contrats clients, nettoyage comptable.
3. Votre situation personnelle est-elle optimisée ?
Régime matrimonial, assurance-vie, démembrement, retraite : autant de variables à analyser en parallèle du projet de cession.
4. Avez-vous anticipé la garantie actif-passif ?
Des comptes bien tenus pendant 5 ans avant la cession, c'est la meilleure façon de limiter l'exposition sous une GAP.
5. Avez-vous un conseil pluridisciplinaire à vos côtés ?
La transmission est trop complexe pour être traitée par un seul interlocuteur. Vérifiez que votre équipe couvre comptabilité, fiscalité, droit et patrimoine.
Transmettre son entreprise en Dordogne, c'est bien plus qu'une transaction commerciale. C'est un projet patrimonial et humain qui se prépare sur le temps long. Les outils existent — pacte Dutreil, exonérations fiscales, apport-cession, démembrement — mais ils doivent être activés au bon moment, par les bons interlocuteurs.
Ne laissez pas la fiscalité décider à votre place de ce que vous toucherez après une vie d'engagement. Prenez rendez-vous avec les équipes de Cerfrance Dordogne pour un premier diagnostic de votre projet de transmission.
